Si les batteries de véhicules électriques jouent un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, elles nécessitent un protocole rigoureux pour réduire leur impact environnemental en fin de vie. Elles ont bien changé depuis leur première apparition dans une voiture électrique en 1834 et ont surtout vu leur essor après les années 1990. Depuis, elles se sont accumulées et leur recyclage devient une préoccupation majeure.
Il faut garder à l’esprit que les batteries perdent en efficacité au fur et à mesure de leur utilisation. Si un accumulateur peut durer jusqu’à 10 ou 15 ans, il n’aura pas les mêmes performances tout au long de son existence.
Lorsque sa batterie s’use au fil des ans, l’autonomie de la voiture diminue. Dès lors qu’elle dispose de moins de 70 % de capacité, il est temps d’envisager son changement, afin de pouvoir conserver un rayon d’action acceptable entre deux charges.
Comment savoir s’il est temps de procéder au remplacement de sa batterie de véhicule électrique ? La capacité réelle s’évalue à l’aide de l’indice SoH (State of Health) qui indique le ratio entre la valeur initiale (100 %) et la capacité réelle. Il est généralement admis que si ce chiffre descend en dessous de 70 %, la batterie devient impropre au fonctionnement optimisé du véhicule. Le règlement européen UE 2023-1542 du 12 juillet 2023 vise notamment à faciliter l’accès à cet indice afin que les utilisateurs décident en toute connaissance de cause.
Ce n’est pas parce qu’une batterie n’assure plus son service minimum dans un véhicule que son histoire s’arrête là. Elle peut rendre encore bien des services et faire profiter de ses atouts encore quelques années. C’est sa seconde vie avant l’opération de recyclage.
Les professionnels qui disposent de batteries de véhicules électriques à réformer sont ainsi confrontés à un double choix : les déposer dans une recyclerie spécialisée ou les confier à un organisme qui facilitera leur réemploi. Batribox, spécialiste de la collecte et du recyclage des batteries, se charge de la gestion de cette problématique.
La fabrication des accumulateurs fait appel à de nombreux matériaux rares. Réemployer les batteries de véhicules électriques, c’est éviter le gaspillage et préserver des ressources indispensables.
Son SoH est inférieur à 70 % ? La batterie ne remplit plus sa fonction de façon optimale sur un gros véhicule électrique qui est utilisé sur de longues distances, mais elle est encore suffisamment performante pour de nouvelles applications. C’est le cas des véhicules de micro-mobilité et du stockage statique d’énergie.
Les modules de batteries auxquels il reste encore de la capacité sont récupérés auprès des constructeurs, concessionnaires, garages ou entreprises équipées d’une flotte de véhicules électriques. Après une phase d’inspection et de vérification des aptitudes, elles peuvent être insérées dans des packs de stockage d’énergie. Pour quoi faire ?
Installé sur un parking, le pack d’énergie alimente les bornes de recharge des usagers, sans qu’elles soient reliées au réseau électrique. C’est le pack lui-même qui est branché et alimente les bornes en toute autonomie. Cela permet de réduire le nombre de points d’arrivée du courant et ouvre des horizons pour une installation en masse de ces points de recharge.
Les panneaux solaires reçoivent parfois plus d’énergie que nécessaire. Il est alors intéressant de conserver cette énergie pour la restituer lors de périodes de moindre ensoleillement. Il en va de même pour les éoliennes, qui sont tributaires de la présence et de la force des vents.
Lors des périodes de forte demande en énergie, l’électricité stockée par le pack peut constituer une solution de secours provisoire. C’est le cas lors de conditions climatiques difficiles ou lorsqu’un grand nombre d’usagers s’approvisionne au même moment, en particulier le soir lorsque tout le monde rentre.
Les engins motorisés électriques qui n’ont pas besoin d’une grande autonomie peuvent tout à fait être équipés d’une batterie ayant perdu 70 à 80 % de sa capacité. Cela peut concerner les micro-bus urbains ou certains petits engins de chantier.
Ces batteries de véhicules électriques peuvent même bénéficier d’une troisième vie sur des engins de mobilité urbaine. Elles nécessitent quelques étapes de démontage et de modifications pour être conformes, mais cela demande moins de travail qu’un recyclage complet. Après démantèlement de la batterie, un test rigoureux des cellules est réalisé afin d’identifier celles qui sont encore en bon état. Ces cellules en bonne santé sont ensuite réaffectées pour constituer de nouvelles batteries adaptées à des engins nécessitant moins d’autonomie. Elles peuvent alors équiper :
Selon le Comité stratégique de filière mines et métallurgiques 50, il pourrait y avoir 50 000 tonnes de batteries à recycler d’ici à 2027. Il y a donc urgence à multiplier les établissements de recyclage et de valorisation pour faire face aux défis environnementaux. Les professionnels doivent pouvoir trouver facilement les points de dépôt et être incités à y déposer leurs accumulateurs usagés.
Batribox ne se contente pas de promouvoir la seconde vie des batteries, mais l’expérimente concrètement à travers un projet pilote mené avec VoltR. Dans cette initiative, les batteries issues de la mobilité électrique sont démantelées, leurs cellules sont testées une à une, et celles qui conservent un bon état de fonctionnement sont soigneusement sélectionnées. Ces cellules sont ensuite réassemblées pour constituer de nouvelles batteries adaptées aux véhicules nécessitant une capacité énergétique plus faible, comme les petits engins de chantier ou la micro-mobilité.
Grâce à ce type de projet, Batribox contribue activement à l’économie circulaire et à la réduction de l’empreinte environnementale des batteries lithium-ion.